Dans le cadre de la coopération entre l’Algérie et la Banque Mondiale et pour le lancement de réalisation d’un Diagnostic du secteur des Infrastructures en Algérie sur la base du Programme d’évaluation Infra SAP (Infrastructure Sector Assessment Program) de la Banque Mondiale, une réunion s’est tenue le lundi 03 mars 2025 au siège de la Caisse Nationale d’Equipement pour le Développement (CNED), désignée en tant que point focal pour cette opération.
Tenue en présence des experts délégués par la Banque Mondiale dans le cadre d’une mission préparatoire de cinq jours et du Représentant Résident de la Banque Mondiale à Alger, Monsieur Kamel Braham, cette réunion a vu notamment la participation de représentants de la Direction Générale du Budget et de plusieurs départements ministériels (Travaux Publics et Infrastructures de Base, Transports, Hydraulique, Poste et Télécommunications, Intérieur, Collectivités locales et Aménagement du Territoire).
Les participants ont ainsi discuté de l’objet et des modalités de mise en œuvre d’un diagnostic de quatre secteurs d’infrastructures, à savoir les transports, l’infrastructure digitale, l’énergie ainsi que l’eau et l’assainissement, et ce, sur la base du programme Infra SAP que la Banque Mondiale conduit dans plusieurs pays et qui sert à identifier les insuffisances en matière d’investissement et de politiques publiques menées ainsi que les possibilités de participation du secteur privé dans le domaine des infrastructures.
Ce diagnostic consiste en une évaluation de l’état des infrastructures qui s’articule autour de trois piliers principaux (gouvernance, connectivité et financement) et est sous-tendue par plus de 150 indicateurs associés. Cette évaluation se fera de concert avec les secteurs identifiés, sur la base de l’identification de leurs besoins spécifiques et de la collecte des données spécifiques à ces mêmes secteurs, et ce, dans le respect toutefois du principe de la confidentialité.
Les experts de la Banque Mondiale ont tenu également à préciser que cette évaluation a notamment pour finalité de fournir une méthodologie et de formuler des recommandations pour le développement d’infrastructures de qualité, durables et résilientes et la mise en œuvre si nécessaire de réformes et/ou d’initiatives politiques et d’opportunités d’investissement y compris la mobilisation de capitaux privés et qu’au terme de ce diagnostic, dont la durée prévisionnelle est de 9 à 12 mois et qui s’effectuera par étapes, un rapport final sera élaboré et devra être soumis à l’aval du Gouvernement.
Pour ce faire, la mission d’experts de la Banque Mondiale a aussitôt entamé un cycle de réunions avec la DGB et avec les départements ministériels concernés dont, outre ceux susmentionnés, les Ministères de l’Energie, des Mines et des Énergies Renouvelables et de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, et les agences et entreprises relevant de leurs tutelles.

